Karine Baillet: site officiel

actualités

Toute l'actualité de Karine...

Championnat du monde des raids au Brésil Octobre 2008.

1

Alors qu’ils étaient parti pour conquérir le titre, le Team Wilsa HH : Karine Baillet, Sébastien Sxay, Marcel Hagener, Franck Salgues enchaînent les erreurs d’orientation, blessures, maladies, casse matérielle et la malchance. Ils râtent leur course et terminent finalement 7°.

Le raid fût difficile : 580 km à parcourir dans le nordeste brésilien à pied, en VTT, en kayak, cordes, embarcations locales, voile…un climat extrêmement chaud, un tracé difficile souvent hors sentiers, un niveau d’équipes relevé.
Le raid fût difficile : 580 km à parcourir dans le nordeste brésilien à pied, en VTT, en kayak, cordes, embarcations locales, voile…un climat extrêmement chaud, un tracé difficile souvent hors sentiers, un niveau d’équipes relevé.
Karine revient sur ce qu’il a pu leur faire défaut :
Comment s’est passée cette course ? Et pourquoi ces erreurs ?
« Déjà, il faut savoir qu’en raid, tout le monde fait des erreurs, l’équipe qui gagne est celle qui en fait le moins. Nous les avons enchaînées pendant les 5 jours de course.
Je pense que nous n’avons pas assez dormi en début de course même si les équipes qui gagnent au final ont encore moins dormi que nous (nous avons dormi 5H sur 5 jours c’est peu, eux environ 3H30), nous aurions dû dormir davantage la première nuit.
Nous avons fait le choix d’aller chercher un CP bonus qui nous permettait de gagner 4H, mais cette stratégie n’a pas été la plus payante.
L’orientation n’était pas facile sur les cartes au 1/100000e, nous perdons au total plus de 6 heures. Notre 1° erreur fût la nuit en bateau, nous avons loupé un embranchement pour aller chercher un CP bonus. Puis en VTT, Seb eut un doute à un moment sur le chemin sur lequel nous étions, nous perdons 1H30. A pied aussi il y a eu des moments de jardinage terribles. Nous sommes passés sur des zones difficiles de nuit, ce qui ne nous a pas aidé. Puis, il y a eu quelques problèmes mécaniques, j’ai cassé ma patte de dérailleur et crevé, mais cela ne nous a pas côuté beaucoup de temps, les réparations se sont faites vite.
Nous avons souffert de la chaleur, Franck s’est blessé et a dû être recousu ; Seb a souffert d’un coup de chaud, Marcel a été malade et moi, j’ai dû vomir en fin de course…
L’apothéose de notre malchance a été à la fin quand jeudi nous sommes arrivés au départ du bateau. Notre assistant nous dit « faites vite dernier départ dans 5 mn pour la section voile de 35 km (nous pouvions naviguer de 2H du matin à 10H). Nous partons rapidement sur le bateau à voile. Après 4 d’heures de navigation, le fischerman nous dit, « on rebrousse chemin, il y a trop de vent et de vagues ». Marcel était malade dans le bateau, il était démoralisé !
Nous sommes repartis au point de départ après 6 heures de navigation, de où notre assistance était déjà repartie vers l’arrivée de la course. Nous avons attendus 2H du matin de la nuit d’après pour repartir avec un bateau qui n’avançait pas. Heureusement, cette section voile a été neutralisée.
En fait, au départ, on est frais et puis quand les problèmes s’enchaînent, c’est comme une déchéance alors que le 3° jour nous étions encore avec Orion qui remporte au final. »
Karine, parlez nous un peu des équipes ?
« Le niveau était très relevé entre les équipes internationales, néo zélandaises, américaines, brésiliennes… Nous sommes frustrés car l’équipe qui gagne Orion est une équipe que nous avons déjà battue. Nous les avons côtoyé les 3 premiers jours de course et puis nous ne les avons plus jamais revus, c’est dommage ! Nike était à notre portée aussi. Mais c’est comme cela. »

Et le parcours ?
C’était magnifique, regardez les photos ! le Nordeste, les plages, l’arrivée sur le lieu paradisiaque de Jericocoara. Mais entre les deux, la progression fût vraiment difficile.
En bateau, nous avons navigué dans une rivière où l’on a dû faire des portages de bateau tous les 100 m au dessus de gros rochers. Pour vous donner une idée, l’équipe Sole qui finit 3° nous a pris 5H (11H au lieu de 16h pour nous) en traînant les bateaux sur une piste de 16km et pas dans la rivière ! Les chemins en VTT étaient très sablonneux, donc très physiques. A pied, pendant les tecks, nous avons évolué souvent hors chemins dans une végétation dense, agressive, nous nous sommes vraiment arrachés les jambes ! Et puis, il y a eu par exemple une belle arrête non assurée à franchir, c’était engagé !

Comme cela s’est passé au niveau de l’équipe, vous vous êtes disputés ? Non, nous ne nous sommes jamais disputés. Pendant la course, malgré la difficulté, l’enchaînement de nos déboires nous étions toujours dans un environnement positif d’essayer de revenir et ce jusqu’à la fin même si il y a des moments où nous étions désabusés. Après la course, nous avons pris le temps d’analyser nos erreurs pour sortir grandis de cette expérience.
Mais nous sommes extrêmement déçus, avec le sentiment d’être passé à côté.

Prochaines échéances ?
La course d’Abu-Dhabi en Décembre.


Merci à nos partenaires: Wilsa, Hellyhansen, Groupe afg, Commencal, Julbo, Sunnto, Inkospor, Egalis Montrail, Bvsport, Rywan, Silva, Akileine, Compex,Duracell


 
 
Réalisation Actinext, Studio web du groupe AFG Mentions légales